RENCONTRES LITTÉRAIRES > LES CAFÉS LITTÉRAIRES

Lectures d’auteurs, discussions et débats littéraires sont au programme de ces rendez-vous mensuels d'Arras de Lille, de Béthune, et dans la région. Une façon différente de pousser la porte d’une librairie, d'un café, d'une bibliothèque, d'un lieu culturel et de venir à la rencontre d’écrivains. Auteurs prestigieux ou débutants, des romanciers, des auteurs de polars, des nouvellistes, des poètes se succèdent, mois après mois, dans un cadre chaleureux et convivial, pour nous présenter leur dernier ouvrage, en lire des extraits et répondre aux questions d’Escales des lettres et du public.
 

 

 Café littéraire le 30 Avril 2022 avec la poète et romancière Fanny CHIARELLO

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Samedi 30 avril à 17 h

à la Cité des électriciens

de Bruay-La-Buissière 

(Rue Franklin)

https://citedeselectriciens.fr/fr

Détours d'auteurs

13/14/15 Juin 

en milieu pénitentiaire

à Dunkerque, Sequedin,

Vendin-Le-Vieil, Valenciennes, Maubeuge.

> Fanny CHIARELLO

Je suis née à Béthune en 1974. J’écris des romans et de la poésie, un peu de littérature jeunesse, parfois des nouvelles de commande. Mes seules activités annexes sont les ateliers d’écriture et les rencontres, principalement dans des établissements scolaires et culturels.

J’ai débuté chez un éditeur lillois, Page à Page, avant de signer aux éditions de l’Olivier, où j’ai publié sept livres à ce jour – six romans et le récit de ma rencontre à New York avec la compositrice Meredith Monk. J’ai également publié un objet littéraire un peu hybride à la Contre Allée, plusieurs livres pour adolescents (quatre à L’école des loisirs, un au Rouergue) et de la poésie aux Carnets du Dessert de Lune et aux éditions de l’Attente. 

J’aime changer d’univers, de forme et de tonalité dans (presque) chaque nouveau texte. Chaque jour, je poursuis l’exploration des villes et des campagnes qui m’entourent, en courant ou à vélo, avec mon appareil photo et mon carnet ; ces allers-retours entre l’extérieur et mon bureau sont devenus ma méthode de travail à part entière. J’applique également ces méthodes lors de mes déplacements et résidences, afin de nouer avec les territoires une forme d’intimité particulière, fondée sur une approche sensorielle qui me semble ajouter une dimension à la simple approche documentée des lieux.

À mes heures perdues, je constitue un répertoire de créatrices sonores (pour la plupart très underground) du monde entier. J’en ai recensé 1447 à ce jour.

Fanny Chiarello, poétesse et romancière, vit dans le Bassin minier du Pas-de-Calais. Elle écrit des romans et de la poésie en changeant de forme et de tonalité dans (presque) chaque nouveau texte.
Entourée par ses propres photos du territoire, elle nous immerge dans son univers par la découverte de son dernier roman
Terrils tout partout (Éditions Cours toujours).

 

« Enfant, Laïka ne voyait pas les deux énormes terrils à côté desquels elle a grandi et n’avait d’yeux que pour la grande ville.
Vingt-sept ans plus tard, installée à Lens, elle découvre un territoire étonnant, devenu entre-temps Patrimoine mondial de l’UNESCO.
Sortis du ventre noir de la terre à l’assaut du ciel du Nord, les terrils de Laïka racontent à la fois une renaissance personnelle et une lutte sans merci que se livrent depuis des siècles la nature et l’homme. Un récit décapant et touchant… »

 

Bibliographie sélective

Romans et nouvelles

– Si encore l’amour durait, Page à Page, 2000 / Pocket (version revue et corrigée, 2015)

– Tu vas me faire mourir, mon lapin, Page à Page, 2002 / Pocket

– Push the push button, Page à Page, 2003 / Pocket (version revue et corrigée, 2015)

– Tout le monde est allongé sur le dos, Page à Page, 2004 / Pocket

– L’Éternité n’est pas si longue, L’Olivier, 2010 / Points

– Une Faiblesse de Carlotta Delmont, L’Olivier, 2013 / Points / traduction en italien, Il caso Carlotta Delmont, Edizioni Clichy

– Dans son propre rôle (prix Landerneau Découverte, Prix Orange du Livre), L’Olivier, 2015 / Points

– Tombeau de Pamela Sauvage, La Contre Allée, 2016

– Le zeppelin, L’Olivier, 2016

– La vie effaçant toutes choses, L’Olivier, 2018

– A happy woman, L’Olivier, 2019

– Le sel de tes yeux, L’Olivier, janvier 2020

Terrils tout partout, Cours Toujours, 2021

Poésie / textes courts

 – La fin du chocolat, Carnets du Dessert de Lune, 2005

– Collier de nouilles, Carnets du Dessert de Lune, 2008

– Je respire discrètement par le nez, Carnets du Dessert de Lune, 2016

– Pas de côté, Carnets du Dessert de Lune, 2018

– La geste permanente de Gentil-Coeur, L’Attente, 2021

Jeunesse

– Holden, mon frère, L’École des Loisirs, 2012

– Prends garde à toi, L’École des Loisirs, 2013

– Le blues des petites villes, L’École des Loisirs, 2014

– Banale, L’École des Loisirs, 2015

– La vitesse sur la peau, Le Rouergue, 2016

 

Les Cafés littéraires les 4/5/6 Avril 2022 avec l'écrivain Patrick VARETZ

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Lundi 4 avril

à 19h au Vertigo à Arras 

(12, rue de la taillerie)

http://www.levertigo-arras.com/

Mardi 5 avril

à 19h à la Chouette Librairie de Lille

(72 Rue de l'Hôpital Militaire)

https://www.lachouettelibrairie.com/

Mercredi 6 avril

à 19h au Nautilus Bar de Béthune

(74 Rue Ludovic Boutleux)

https://www.facebook.com/nautilus62400/

> Patrick VARETZ

Patrick Varetz est poète et romancier, il est né en 1958 à Marles-les-Mines, dans le Pas-de-Calais, où, selon une légende qu’il a lui-même contribué à entretenir, il aurait passé sa première nuit dans un carton à chaussures (pointure 41). Il vit et travaille à Lille, dans le Nord, à quelques kilomètres de là. Livre après livre, il interroge le chaos de son existence, tentant de faire émerger une fiction cohérente et un chant contenu. Patrick Varetz a décidé d’écrire mille poèmes ( Premier mille en 2013 et Deuxième mille en 2020, POL) parce qu’il a besoin d’écrire sans cesse, matin, midi, soir, la nuit quand il ne dort pas, parce qu’il aime l’idée d’un gros recueil. Ses sujets ou ses motifs sont ,la colère et le renoncement, le vide et l’imposture, la haine du père, la maladie, la mort, l’art poétique, l'écriture, le roman qu’il est en train d’écrire, le livre qu’il vient de lire, la musique qui le poursuit, les pays où il voyage. S’appropriant d’autres champs sémantiques que le sien, il se livre et organise son chaos ou son chant intérieur… Venant buter sans relâche contre l’os de l’âme, il ne cesse d’interroger le vide qu’il ressent sous son cœur…

Lors de ces cafés littéraires Patrick Varetz viendra nous parler de son nouveau livre Nu-propriétaire qui vient de paraître aux éditions P.O.L, nous en lire des extraits et répondre aux questions du public.

Nu-propriétaire

Tout part d’une phrase entendue dans Les Deux Anglaises et le Continent, le film de François Truffaut adapté d’Henri-Pierre Roché : « La vie est faite de morceaux qui ne se joignent pas » ; le narrateur, double de l’auteur, se sentant, du fait de ce morcellement, étranger à sa propre existence, comme s’il n’en était que le nu-propriétaire.

Le texte est composé de dix chapitres qui tentent de reconstituer – malgré les ellipses – le fil d’une existence, depuis la fin des années 1950 jusqu’au tout début des années 2010.

Pour donner vie aux différents fragments d’existence qui entrent dans la composition de ce roman, dans son travail de reconstruction mémorielle et de falsification, le narrateur s’appuie sur des éléments extérieurs : une chanson, un morceau de musique, un roman, un poème, autant de marqueurs sur lesquels la mémoire est parvenue à se fixer, et qui témoignent chaque fois de l’époque évoquée.

Au cœur de ce dispositif, un personnage de femme s’impose peu à peu, créant ainsi le lien entre les différentes séquences. Dès lors, le véritable sujet du roman se fait jour : l’histoire d’un homme qui, ayant quitté la première femme qu’il a aimée, nourrit depuis le sentiment d’échapper à sa propre vie. Poursuivi par l’idée de la culpabilité, d’autant que l’intéressée est morte d’un cancer au début des années 2010, le narrateur tente bien tardivement de lui aménager une place centrale dans son existence, rétablissant pour l’occasion un semblant de cohérence dans un parcours à l’évidence erratique.

 

Extrait Nu-propriétaire : 2. Arlette (C’est beau la vie)

"À peine les a-t-on vécues que l’on croit voir les meilleures choses nous échapper, alors qu’elles demeurent enfouies en nous, rendues temporairement inutiles, jusqu’à ce que nous en recouvrions maladroitement l’usage, comme sommés – après plusieurs décennies d’épreuves et d’oubli – de les faire resurgir, soudain aiguillonnés par l’absolue nécessité de survivre ...  

Pouvoir encore regarder

Pouvoir encore écouter

Et surtout pouvoir chanter

Que c’est beau, c’est beau la vie * " 

* Paroles extraites de C’est beau la vie, une chanson de Jean Ferrat, Claude Delécluse et Michelle Senlis, enregistrée en 1963 par Isabelle Aubret.

 

Parutions aux éditions POL

Nu-propriétaire (avril 2022)

Deuxième mille (2020) lecture vidéo  

La Malédiction de Barcelone (2019) lecture vidéo

Sous vide (2017) lecture vidéo

Petite vie (2015) lecture vidéo

Premier mille (2013) 

Bas monde (2012) lecture vidéo

Jusqu'au bonheur (2010) lecture vidéo

Chez Invenit éditions 

Le Cabinet des merveilles / Anthologie

L’Archipel d’un monde nouveau / Photos Jean-Michel André, Récit Patrick Varetz

Modigliani, une bonté bleue / Collection Ekphrasis

 

Les Cafés littéraires les 14/15/16 Mars 2022 avec la poète Cécile A.HOLBAN

> Cécile A.HOLDBAN

 

Hongroise d’origine, familière des grandes figures de la littérature anglo-saxonne, sensible aux arcanes de la nature, cette passionnée de botanique est aussi une grande voyageuse dans l’âme, dont les itinérances l’ont conduite en Europe de l’Est, en Amérique du Sud et en Asie. Récompensée par de nombreux Prix, elle a publié ces dernières années aux éditions Arfuyen : Poèmes d’après (2016) et Toucher terre (2018).

Cécile A. Holdban est poète, peintre, traductrice, et coéditrice de la revue en ligne Ce qui reste.
L’écriture, l’expression picturale, le langage, les liens entre les arts et la transmission sont au cœur de sa démarche. Elle pratique la peinture et l’écriture en les faisant dialoguer. Ses recherches se fondent sur l’observation et l’imaginaire de la nature, de l’environnement naturel et de ses langages, du rapport entre paysage visible et invisible. Elle tente de traduire par le langage ou la peinture une résonance entre espace intérieur et espace extérieur. Cela revient aussi à sonder des interrogations humaines, artistiques, philosophiques. Travailler à partir des lignes et des éléments du paysage, avec les mots du poème et ses images, avec de l’eau, des écorces, des pierres, des pigments, du papier. Tenter d’élever des passerelles entre les arts.

Elle a publié plusieurs livres de poèmes, obtenu le prix Yvan Goll 2017 pour son livre Poèmes d’après, contribue régulièrement à diverses revues, et a accompagné une soixantaine de livres d’artistes avec ses aquarelles et encres, en collaboration avec d’autres poètes. Certains de ses textes ont été traduits en hongrois, italien, anglais et bulgare.

Elle anime des ateliers littéraires et artistiques en milieu scolaire et dans des médiathèques, participe régulièrement à des festivals, rencontres et lectures autour de la poésie, et est actuellement en résidence d’écriture au lycée Corot de Savigny-sur-Orge, jusqu’à juin 2019, pour partager avec lycéens et acteurs de la vie culturelle un projet d’écriture autour de la poésie féminine à travers les époques et les cultures. Elle traduit du hongrois, sa langue maternelle, et de l’anglais et codirige la revue Ce qui reste, une revue hebdomadaire en ligne de littérature, art et poésie ( www.cequireste.fr )

Les poèmes de Pierres et berceaux aux éditions Potentilles sont un subtil tissage entre l’âpre dureté de certains aspects de la vie, et une capacité à s’enchanter. Enchantement dans le rapport à la nature, et à l’autre. Il ne s’agit pas de la posture contemplative de qui s’extasie devant un paysage, mais d’un rapport charnel et profond. De la même manière, le rapport à l’autre – tant dans son absence que dans sa présence – est vécu dans une grande intensité. Une voix touchante comme un sourire tendre et généreux où se glisse la tristesse ;  on y effleure une certaine magie.

Poésie :

Pierres et berceaux,  éditions Potentilles, 2021

Toucher terre, Arfuyen, Paris, octobre 2018
L’Été, avec des dessins de Bobi+Bobi, Al Manar, Paris, 2017
– Viens dans mon poème, Le Petit Flou, 2017
Poèmes d’après suivi de La route de sel, Arfuyen, Paris, 2016. Prix Yvan Goll 2017 et Prix du Cénacle européen 2017.
Une robe couleur de jour (Napszín ruhában), avec les aquarelles de Catherine Sourdillon, La Lune Bleue, Paris, 2016.
Silence, Carnet de notes et de songe, photographies d’Anne Lise Broyer, poème de Cécile A. Holdban, Sous les glycines, Paris, 2016.
Un nid dans les ronces, illustré d’encres sumi-e de l’auteur, La Part Commune, Rennes, 2013.
Ciel passager, L’Échappée Belle Édition, Bagnolet, 2012.

Livres d’artistes :

– Une soixantaine de livres peints et leporellos avec différents poètes et peintres, Jacques Lèbre, Jacques Bibonne, Jean Marc Sourdillon, Jean-François Mathé, Isabelle Lévesque, Emmanuel Merle, Jean-Pierre Chambon, Laurent Albarracin,…

Traductions :

– Weöres Sándor, Filles, nuages et papillons, traduction du hongrois et préface de Cécile A. Holdban, Po&Psy, 2019 (à paraître).
– Howard McCord, Longjaunes et son périple, traduction de l’américain et préface de Cécile A. Holdban et Thierry Gillybœuf, La Barque, Paris, 2019 (à paraître).
– Kosztolányi, Dezső, Venise, traduction du hongrois et préface de Cécile A. Holdban, Cambourakis, Paris, 2017.
– Karinthy Frigyes, Propagande, traduction du hongrois de Cécile A. Holdban, La Part Commune, Rennes, 2016.
– Karinthy Frigyes, Tous sports confondus, traduction du hongrois et préface de Cécile A. Holdban, Le Sonneur, Paris, 2014.
– József Attila, Le Mendiant de la beauté, poèmes traduits du hongrois par Francis Combes, Cécile A. Holdban et Georges Kassai, Le Temps des Cerises, Paris, 2014.

 
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Lundi 14 mars

à 19h au Vertigo à Arras 

(12, rue de la taillerie)

http://www.levertigo-arras.com/

Mardi 15 mars

à 19h à la Chouette Librairie de Lille

(72 Rue de l'Hôpital Militaire)

https://www.lachouettelibrairie.com/

Mercredi 16 mars

à 19h au Nautilus Bar de Béthune

(74 Rue Ludovic Boutleux)

https://www.facebook.com/nautilus62400/

& Festival Itinérances Plurielles 

jusqu'au 18 mars 

Les Cafés littéraires les 21/22/23 Février 2022 avec l'écrivain Patrice ROBIN

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Lundi 21 février

à 19h au Vertigo à Arras 

(12, rue de la taillerie)

http://www.levertigo-arras.com/

Mardi 22 février

à 19h à la Chouette Librairie de Lille

(72 Rue de l'Hôpital Militaire)

https://www.lachouettelibrairie.com/

Mercredi 23 février

à 19h au Nautilus Bar de Béthune

(74 Rue Ludovic Boutleux)

https://www.facebook.com/nautilus62400/

> Patrice ROBIN

Après une enfance dans les Deux-Sèvres, Patrice Robin fait partie d’une troupe de théâtre avant de se consacrer à l’écriture. Suite à un premier roman, Graine de chanteur (Pétrelle, 1999) et aux encouragements d’Annie Ernaux , il reçoit un très bon accueil critique pour Les Muscles (POL, 2001). Patrice Robin, qui se consacre aujourd'hui à l'animation d'ateliers d'écriture, a depuis publié de nombreux romans depuis chez P.O.L : Matthieu disparaît ; Bienvenue au paradis ; Le Commerce du père (2009) ; Le Voyage à Blue Gap (2011) ; Une place au milieu du monde (2014) ; Des bienfaits du jardinage (2016) ; Mon histoire avec Robert (2019) 

D’une écriture précise où les mots sont choisis avec précaution, Patrice Robin montre des personnages résolus. Un destin tout tracé, un corps que l’on veut rendre plus beau, plus fort. Les personnages qu’il crée sont nourris de ses souvenirs, de ses lectures. Et l’on éprouve la même sympathie que lui pour ces anti-héros anonymes qui nous ressemblent par leurs maladresses, surtout par leurs doutes. Ces récits possèdent un rythme particulier où se reconnaît l’influence du cinéma, des ateliers d'écritures qu'il dirige et transmet "Le geste d'écrire : qui emmène souvent loin, dans les regrets, les espoirs, les joies ou, plus fréquentes, les brûlures encore vives. Ces mots puisés loin en soi ou tout proches mais soudain libérés font bouger. Ils ne sont pas magiques, ne règlent pas tous les problèmes, ne font pas sortir de prison. Mais ils contribuent au moins à mettre à distance, à verbaliser un chaos intérieur." écrit-il. 

Patrice Robin viendra nous parler et nous présenter son nouveau roman Le visage tout bleu lors de ces cafés littéraires.

 

Le visage tout bleu (éditions P.O.L, 2022) :

À propos

« Je suis né étranglé par le cordon ombilical, le visage tout bleu et ne dois d'avoir survécu à cette détresse respiratoire qu'à l'oxygène dont se servait mon oncle, le forgeron du bourg où je voyais le jour, pour ses soudures au chalumeau. J'aurais pu aussi ne pas naître, ma mère, qui ne l'était pas encore, ayant échappé de peu à la mort lors d'un accident de battage. Ou renoncer à la vie en pleine jeunesse, comme R, issu du même milieu que moi. ».

Patrice Robin a enquêté sur ces trois évènements (sa naissance, l'accident de sa mère et le suicide de Richard, un ami de jeunesse), et s'interroge sur le monde d'où il vient comme sur la nécessité vitale qu'il a eue de le quitter pour devenir ce qu'il voulait être, tout en lui restant fidèle. Les deux derniers brefs textes de ce livre évoquent alors la place de l'écriture dans son existence, et sa « décision d'écrire sans métier ». Choix radical, d'une grande précarité, qui le conduira à mener des ateliers d'écriture avec des adolescents en difficulté, ou des adultes soignés en psychiatrie.

 

Les Cafés littéraires les 24/25/26 Janvier 2022 avec l'écrivaine Eva ALMASSY

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Lundi 24 janvier

à 19h au Vertigo à Arras 

(12, rue de la taillerie)

http://www.levertigo-arras.com/

Mardi 25 janvier

à 19h à la Chouette Librairie de Lille

(72 Rue de l'Hôpital Militaire)

https://www.lachouettelibrairie.com/

Mercredi 26 janvier

à 19h au Nautilus Bar de Béthune

(74 Rue Ludovic Boutleux)

https://www.facebook.com/nautilus62400/

> Eva ALMASSY

 

Eva Almassy est née en Hongrie et réside à Paris. Après des études de psychologie entamées en Hongrie, puis de philosophie à la Sorbonne elle se lance dans l’écriture. Ses romans et nouvelles s’intéressent aux vicissitudes du couple (amoureux ou sororal), ses contraintes et ses douleurs. Ses influences puisent auprès de Virginia Woolf, Nabokov, Musil ou Zeruya Shalev. Elle est membre du comité de rédaction de la revue internationale de poésie contemporaine Place de la Sorbonne. Écrivain de langue française, elle a publié trois romans, chez Gallimard. Elle a beaucoup écrit pour la radio et a plusieurs fois été distinguée à ce titre (prix S.A.C.D. nouveau talent radio et meilleur texte aux Radiophonies 2007 pour La dernière nuit d'Erzsébet Bathory). Eva Almassy est aussi une des voix du dimanche à France Culture des Papous dans la tête. Derniers titres parus : Les cheveux de la poupée (École des Loisirs), Petit éloge des petites filles (Gallimard/Folio). Limites de l'amour est son premier titre publié par L'Amourier éditions.

Fin 2021 les éditions Arcanes 17 publie son nouveau roman R'Avec qu'elle nous présentera lors des cafés littéraires.

R'Avec Arcanes 17 éditions (2021) :

« Les journalistes me traquent mais je ne suis pas leur proie. Ou bien si : je suis leur proie, mais ce n'est pas moi qu'ils traquent. Ils ne veulent que toi, ils veulent ta peau, ils veulent que je les conduise jusqu'à ton coeur qui saigne et qu'ils rêvent de torcher avec leurs papiers. » C'est ainsi que s'exprime Kinga qui vient d'accepter d'accueillir son ex-mari à sa sortie de prison. Dans un accès de violence, Franck a tué la femme pour laquelle il a abandonné Kinga et leurs deux enfants. L'ex-épouse doit composer avec les marques d'incompréhension de la société et son amour intact pour le père de ses enfants.

Dans une écriture forte, Eva Almassy décrit la complexité des sentiments face à la double trahison que constituent à la fois l'abandon amoureux et la violence qui a tué. Elle force le lecteur à s'interroger sur les ressorts de l'amour et de la violence, de la douleur et du pardon. Une illustration talentueuse des rapports ambigus entre Eros et Thanatos.

> Les auteurs reçus aux cafés littéraires depuis 2001

> Les établissements partenaires des cafés littéraires

Jakuta Alikavazovic, Eva Almassy, Gwenaëlle Aubry, Samira el Ayachi, Franz Bartelt, Xavier Bazot, Lakhdar Belaïd, Michel Bernard, Eduardo Berti, Yahia Belaskri, Arno Bertina, Jean-Marie Blas de Roblès, Philippe Boisnard, Nicolas Bokov, Miguel Bonnefoy, Stéphane Boucherie, Sabine Bourgois, Patrick Bouvet, Frédéric Boyer, Dominique Brisson, Anne Buisson, Sarah Carré, Arnaud Cathrine, Nicole Caligaris, Didier Castino, Benoit Caudoux, Marie Chartres, Lise Charles, Fanny Chiarello, Christophe Claro, William Cliff, Sylvain Coher, Alain Cofino Gomez, Velibor Čolić, Antonio Cossu, Richard Couaillet, Alex Cousseau, Didier Daeninckx, Seyhmus Dagtekin, Emmanuel Darley, Jacques Darras, Marie Darrieussecq, Julia Deck, Ludovic Degroote, Chloé Delaume, Virginie De Lutis, Julia Deck, Christian Dequesnes, Maryline Desbiolles, Erwan Desplanques, Marie Desplechin, Pascal Dessaint, Xavier Deutsch, Pierre Devin, Amandine Dhée, Abdelkader Djemaï, Ariane Dreyfus, Patrick Dubost, Antoine Emaz, Dominique Fabre, Frédéric Fajardie, Stéphanie Ferrat, Carole Fives, Thomas Flahaut, Pascale Fonteneau, Frédéric Forte, Christophe Fourvel, Sophie G. Lucas, Christian Garcin, Albane Gellé, Thierry Gillyboeuf, Jean-Louis Giovannoni, Brigitte Giraud, Thomas Gosselin, Sylvie Granotier, Georges Guillain, Thomas Gunzig, Xavier Hanotte, Ludovic Janvier, Jacques Jouet, Charles Juliet, Moussa Konate, Jean Kranga, Marie-Hélène Lafon, Werner Lambersy, Camille Laurens, Michel Layaz, Rouja Lazarova, Linda Lê, Jerôme Leroy, Didier Lesaffre, Hervé Le Tellier, Lise Martin, Maram al-Masri, Laurent Mauvignier, Benamar Médiene, Arnaud Mirland, Ian Monk, Christine Montalbetti, Richard Morgiève, Antoine Mouton, Sylvie Nève, Nimrod, Bernard Noël, Patricia Nolan, Carl Norac, Lucien Noullez, Wilfried N'Sondé, Emmanuelle Pagano, Martin Page, Yves Pagès, Daniel Pennac, Charles Pennequin, Emmanuelle Pireyre, Jean-François Pocentek, Sylvain Prudhomme, Michel Quint, Patrick Raynal, Cécile Richard, Patrice Robin, Olivier Rolin, Olivia Rosenthal, Isabelle Rossignol, Jean Rouaud, Valérie Rouzeau, James Sacré, Caroline Sagot-Duvauroux, Lionel Salaün, Lydie Salvayre, Dominique Sampiero, Annie Saumont, Eugène Savitzkaya, Lambert Schlechter, Ryoko Sekiguchi, Michèle Sigal, Jean-Pierre Siméon, Nathalie Skowronek, Olivier de Solminihac, Lucien Suel, Thomas Suel, Nicolas Tardy, Luc Tartar, Franck Thilliez, Vincent Tholomé, David Thomas, Camille de Toledo, Zoé Valdés, Patrick Varetz, Dimitri Vazemsky, Jean-Pierre Verheggen, Tanguy Viel, Thomas Vinau,  Martin Winckler, Carole Zalberg.

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