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RENCONTRES LITTÉRAIRES > LES CAFÉS LITTÉRAIRES

Lectures d’auteurs, discussions et débats littéraires sont au programme de ces rendez-vous mensuels d'Arras de Lille, de l'Agglomération de Béthune Bruay Artois Lys Romane (CABBALR), et dans la Région. Une façon différente de pousser la porte d’une librairie, d'un café, d'une bibliothèque, d'un lieu culturel et de venir à la rencontre d’écrivains. Auteurs prestigieux ou débutants, des romanciers, des auteurs de polars, des nouvellistes, des poètes se succèdent, mois après mois, dans un cadre chaleureux et convivial, pour nous présenter leur dernier ouvrage, en lire des extraits et répondre aux questions d’Escales des lettres et du public.

Les Cafés littéraires avec l'écrivain 

Eugène ÉBODÉ

 6/7/8 Février 2023

Eugène ÉBODÉ
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Arras

Lundi 6 février

à 19h à L'Être Lieu / Espace Bizet

Cité Scolaire Gambetta-Carnot 

(21, Boulevard Carnot)

https://letrelieu.com/

Lille

Mardi 7 février

à 19h à la Chouette Librairie 

(72 Rue de l'Hôpital Militaire)

https://www.lachouettelibrairie.com/

 

Hesdigneul-lès-Béthune

Mercredi 8 février

à 18h30 à la Bibliothèque Les Mots Passants

(Place du Rietz)

Écrire pour tenter de conjurer l’absence, apaiser la douleur de la perte d’un être aimé, combattre l’oubli. À travers son roman d’autofiction Habiller le ciel (Collection Continents Noirs, Gallimard,2022), l’écrivain, journaliste et enseignant camerounais a bâti un «catafalque de papier» à sa mère disparue, Vilaria. En retraçant son existence, il rend hommage à cette ancienne danseuse pleine de talent, qui regrettait de ne savoir ni lire ni écrire, et vouait un véritable culte aux diplômes de ses enfants, à leur instruction, leur réussite professionnelle. Avec Habiller le ciel, Eugène Ébodé nous propose à nouveau une fiction mémorielle où la figure maternelle occupe une place centrale. Sa disparition est l’occasion d’un retour dans la chair brûlante des souvenirs d’une femme virevoltante, dont la courte existence se révèle aussi trépidante que la ville de Douala qui ne dort jamais. Mère émigre en ville à la poursuite des rêves de la modernité. Mais elle se laissera happer par le tumulte de la vie urbaine, surtout celle des bars populaires où elle s’imposera comme une danseuse hors pair.  Le retour au royaume de l’enfance passe aussi par la mise en lumière d’une galerie de portraits qui défile et constitue autant de moments d'exploration du passé.

Avec sa verve poétique pétrie d’humour, distillant ses réflexions sur le continent d’hier et d’aujourd’hui, l’auteur plonge dans ses propres souvenirs, raconte notamment ses péripéties au Tchad en vue de décrocher le baccalauréat, alors que la guerre civile éclate.

Grand Prix littéraire d’Afrique noire 2014 pour son roman Souveraine magnifique, aujourd’hui établi à Rabat, au Maroc, Eugène Ébodé est aussi administrateur de la nouvelle chaire des littératures et des arts africains à l’Académie du Royaume du Maroc. Celle-ci œuvre à vivifier les échanges artistiques et littéraires entre les pays africains, à décloisonner les aires culturelles.

Les Détours d'auteurs avec l'écrivain Eugène ÉBODÉ : Ces détours d’auteurs sont autant d’escales littéraires pour des publics qui restent, malgré eux, difficilement concernés par les rencontres proposées en région : les personnes détenues en établissements pénitentiaires. C'est autour du livre La Rose dans le bus jaune d'Eugène ÉBODÉ, que les personnes détenues auront auront l'occasion d'échanger et de rencontrer l'écrivain. 

le 6 Février 2023 à la Maison d'arrêt d'Arras

le 7 Février à la Maison d'arrêt de Valenciennes

le 8 Février au Centre de détention de Maubeuge 

Le Café littéraire avec l'écrivaine 

Samira EL AYACHI

à la Cité des Électriciens

de Bruay-La Buissière 

 Samedi 11 mars 2023 à 17h

(Rue Franklin)

https://citedeselectriciens.fr/fr

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Samira El Ayachi

Samira El Ayachi

Avec son quatrième ouvrage, Le ventre des hommes (éd. L’Aube), l’auteure née près de Lens (Pas-de-Calais) raconte l’histoire d’une famille qui évolue dans le milieu des mines, dans les années 1970. Hannah, fille d’émigrés marocains, grandit dans les corons. Elle est née une nuit alors que son père était dans la mine. Elle assiste aux choc des cultures avec des yeux d’enfant. Elle observe sa mère, qui ne parle pas français, de plus en plus isolée. Elle voit son père par intermittence, entre ses heures de travail. Le ventre des hommes, c’est l’histoire d’un amour inconditionnel : celui d’une fille pour son père. Celui d’une femme marquée par son éducation, ce qu’elle a traversé plus jeune, et de valeurs auxquelles elle reste attachée. Une réflexion politico-philosophique sur le rôle de l’individu dans la société construit à travers des tableaux, des scènes, des récits d’événements, de drames, de joies, de déceptions. Une ode à la diversité de la langue française, aux bibliothèques, à la magie des livres. L'admiration d'une fille pour le combat de son père pour faire reconnaître ses droits par la France. Une réflexion sur la désobéissance, sur le métier d'enseignant, sur la montée de l'islamisme et de l'extrême droite sur fond d'attentats terroristes et de la peur qui s'installe dans le pays. C'est l'histoire d'un lieu, ce Nord, et de ses habitants, solidaires et oubliés. C'est un bout d'Histoire de France, porté par une écriture infiniment vivante et poétique. Rencontre, lecture et dédicace avec l’autrice Samira El Ayachi dans le Pavillon rouge de la Cité des Electriciens de Bruay-la Buissière.

"C'est en aveugles que vous montez dans le car pour rejoindre la fosse, c'est en aveugles que vous en descendez sur le carreau, les yeux troués par la nuit et le froid. Vous rejoignez la salle des pendus, puis l'ascenseur, puis du matin jusqu'au débauchage, tout ce que vous touchez s'habille de noir, du café jusqu'au pantalons, même les casse-croute, même les tiges des cigarettes, même les blagues et les chansons qui résonnent entre vos lèvres sont noires."

Le ventre des hommes, (éd. L’Aube)

Les Cafés littéraires avec l'écrivaine 

Anne-Christine TINEL

 13/14/15 Mars 2023

Anne-Christine Trinel
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D’écritures pour la scène en horizon romanesque

L'écriture est pour Anne-Christine Tinel un exercice qui relève de la contagion. Peintres, musiciens, comédiens, autant d'alliés substantiels, pour reprendre cette expression de René Char, au contact desquels prend sens le geste créatif. Elle écrit des pièces de théâtre et des romans. Membre de la SACD et des EAT, elle rejoint en 2012 la section Ecriture de l'ENSATT, codirigée par Enzo Cormann et Mathieu Bertholet, en qualité d'auteur stagiaire professionnel.

Trois romans sont publiés chez Elyzad : Tunis, par hasardL'oeil postiche de la statue kongo et Malena, c'est ton nom son dernier ouvrage aux éditions Elyzad. L’oppression est devenue une thématique récurrente de son imaginaire après plusieurs années passées en Tunisie et l’expérience de la dictature sous Ben Ali.

A la suite de ces publications Anne-Christine Tinel reçoit deux bourses d'aide à l'écriture, l'une du Centre de Lettres Midi-Pyrénées, l'autre du Centre National du Livre.

Plusieurs pièces ont été distinguées ces dernières années. Demain dès l'aube, je partirai est créée sous le titre Sources par Humani Théâtre. Ce texte a fait l'objet d'un soutien de la commission Ecrire pour la rue de la SACD/ Beaumarchais (2016). Dans le formulaire puis Fartlek sont retenues coup sur coup au palmarès du CNT-ARTCENA (2016/17) pour l'aide à la création. Fartlek est créée en mars 2020 par Marion Aicart et babouk, la cie. Quelques textes sont publiés notamment Fartlek aux Editions Koïnè et La mer n'a pas d'horizon aux Editions de Vallières.

 

Malena, c'est ton nom

Une jeune femme fuit l’Argentine et sa dictature. C’est la France qui va l’accueillir, où, réfugiée politique, elle goûte peu à peu au bonheur avec Arnaud dans le Sud. Mais est-ce le fil de sa vie qu’elle poursuit là ? Pourquoi Malena ne parle-t-elle jamais de son passé ? Quels tourments a-t-elle traversés ? Arnaud tente de percer le mystère de celle qu’il aime. De l’emprise politique à celle de l’intime, il n’y a parfois qu’un pas. Dans ce texte d’une grande force romanesque balayé par le souffle de l’océan Atlantique, Anne-Christine Tinel compose avec brio le portrait d’une femme qui se libère, une héroïne en devenir pour qui l’exil est un chemin vers elle-même, de l’ombre à la lumière.

Cafés littéraires les 16/17/18 Janvier 2023 avec l'auteure Paola PIGANI

Paola Pigani

 

Lundi 16 janvier

à 19h au Vertigo à Arras 

(12, rue de la taillerie)

http://www.levertigo-arras.com/

Mardi 17 janvier

à 19h à la Chouette Librairie de Lille

(72 Rue de l'Hôpital Militaire)

https://www.lachouettelibrairie.com/

Mercredi 18 janvier

à 19h à la Bibliothèque Municipale

de Givenchy-Lès-La-Bassée

(2 Rue du Moulin)

> Paola PIGANI

Née en 1963 dans une famille d’immigrés italiens installés en Charente, Paola Pigani a exercé la profession d’éducatrice à Lyon, où elle réside toujours. Elle est venue à l’écriture par la poésie et continue de publier régulièrement des recueils. En 2013, elle fait paraître aux éditions Liana Levi, un premier roman très remarqué, N’entre pas dans mon âme avec tes chaussures, couronné par plusieurs prix. Ses trois romans suivants, Venus d’ailleurs (2015), Des orties et des hommes (2019) et Et ils dansaient le dimanche (2021 ; Piccolo, août 2022), salués par la critique, ont reçu un excellent accueil en librairie. 

Elle aime le compagnonnage d'autres poètes dans les anthologies thématiques et les lectures publiques. La poésie et le roman participent pour elle d'un même désir d'explorer l'infini des langues, du monde et de l'aventure humaine. Inspirée par le monde rural de ses origines, elle aime aussi écrire sur la ville, le déracinement, la photographie et la peinture.

Ni la neige

Ni la mer

Ne sont venus à tes pieds

Tu as tremblé pourtant

Comme une flamme peureuse

Comme une grue

Élégante dans le froid

Paola Pigani Le cœur des mortels, Poésie, (Éditions La passe du vent, 2019)

Et ils dansaient le dimanche (2021 ; Piccolo, août 2022, éditions Liana Levi )

 

"En ouvrant ce nouveau livre de Paola Pigani,  retraçant  l'arrivée en France d'une jeune hongroise c'est ce tableau d'Angelo Tommasi "Gli emigranti" qui se déploie.

La fiction est ce qui reste pour combler les silences d'une génération à l'autre. Paola Pigani raconte le tempo commun d'un groupe d'ouvriers exilés d'Italie et de Hongrie. Sjonza, Elsa, Bianca, Marco sont comme les vêtements d'une même lessive  qu'emporte le tambour de l'industrie textile  au début du XXème siècle. Ils sont une même masse textile qui tourne et tourne encore,  chaque dimanche,  au bord de la Rize.

Les saisons rythment la narration, les gestations, les fêtes dominicales à la cadence des machines de production du viscose.

Le filage s'associe au verbe, liant la fibre tant à la matérialité du monde qu'à des strates plus symboliques. Les "petites Italies" réinventent une identité locale près de l'usine. Le groupe habite un temps cyclique,  sans cesse répété dans l'atelier.  Chacun accomplit ensemble les boucles du temps : de l'insoumission à l'avènement du Front populaire.

Le fil de narration véhicule fonction et signe de l'immigration. On comprend la matière,  sa provenance et sa finitude. L'industrie textile exerce une influence profonde sur les cadres mentaux  des immigrés,  rejetés, insultés, discriminés.

Le viscose porte le monde en tous sens à la Tase. Il naît d'une tige si grêle que l'on tresse, non intacte mais brisée, broyée et réduite par la violence,  comme celle que l'on impose au corps ouvrier.

Toute la langue de Paola Pigani sur le tissage et le monde de l'usine se fait métaphore pour expliquer le fragile équilibre des forces qui sied au groupe. Un terreau fertile à la division au travail de chaque protagoniste.  Ce texte est un subtil équilibre des tensions à l'oeuvre dans la science combinatoire de la politique du Front populaire.  C'est la fusion des contraires où le faible et le fort s'affrontent pour un vivre ensemble plus harmonieux. Sjonza ajuste son corset,  non celui de la rigidité des contremaîtres ou d’ un mari, mais bel et bien celui de la liberté."

Paolina Miceli

(Administratrice Escales des lettres)

 

Yannick Kujawa

Café littéraire le samedi 8 octobre 2022 avec l'écrivain poète Yannick KUJAWA

 

Samedi 8 octobre à 17h

à la Cité des électriciens

de Bruay-La-Buissière 

(Rue Franklin)

https://citedeselectriciens.fr/fr

Edouard Pignon – L’Ouvrier mort  éditions Invenit

Rencontre, lecture et dédicace avec l’auteur dans le Pavillon rouge de la Cité des Electriciens de Bruay-la-Buissière.

En 1982, Édouard Pignon accueille dans son atelier un visiteur venu pour s’entretenir avec lui sur un tableau qu’il a réalisé trente ans plus tôt : L’Ouvrier mort ; son « Guernica », comme le disait son ami Picasso.

Imaginée par Yannick Kujawa, la rencontre des deux hommes devant cette œuvre sombre et saisissante se transforme en une intense confession esthétique et politique. Le peintre, enfant des mines, y livre les clés de sa pratique artistique : des toiles comme « une gueule, un gosier d’huile et de couleurs ». Peindre n’est qu’une manière d’exister autrement : libre, refusant la propagande et les modes, pour se sentir vivre en résistance. Créer c’est explorer la vie dans toute sa matière, pour que quelque chose se libère, s’anime et se soulève avec dignité.

Né en 1973, Yannick Kujawa est issu de deux lignées d’immigrés polonais venus travailler dans les mines de charbon du nord de la France. Dans ses fictions, le monde minier est omniprésent. Les œuvres et les textes d’Édouard Pignon l’accompagnent depuis longtemps dans son travail, étayant son idée que tout ce que fait l’humain a une signification politique. Vivre, comme peindre… ou écrire.

Carole Fives

Cafés littéraires les 26/27/28 Septembre 2022 avec la romancière Carole FIVES

 

Lundi 26 septembre à 19h

Le Vertigo à Arras 

(12, rue de la taillerie)

http://www.levertigo-arras.com/

Mardi 27 septembre à 19h

La Chouette Librairie à Lille

(72 Rue de l'Hôpital Militaire)

https://www.lachouettelibrairie.com/

Mercredi 28 septembre à 19h

Le Nautilus Bar à Béthune

(74 Rue Ludovic Boutleux)

https://www.facebook.com/nautilus62400/

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> Carole FIVES

Carole Fives est née dans le Pas-de-Calais, elle est nouvelliste, romancière, auteure jeunesse, chroniqueuse d’art et plasticienne. Après une licence de philosophie à l'Université de Toulouse et un master d'arts plastiques, elle obtient le diplôme national supérieur d'expression plastique (DNSEP) des Beaux-arts de Paris. Après quelques années d’enseignement à Lille, elle commence à écrire pour expliquer son travail de peintre et depuis elle n’a plus arrêté. Son premier livre Quand nous serons heureux (éditions Le Passage, 2010, Prix Technikart) est un recueil de nouvelles dans lequel sont disséqués les travers d’une société en quête de modèles. En 2012, Carole Fives fait paraître son premier roman Que nos vies aient l’air d’un film parfait (éditions Le Passage) dans lequel elle évoque avec justesse le sujet délicat du divorce et de la fratrie désunie. En 2013, direction les États-Unis dans le cadre d’une résidence d’artiste (New Hampshire), c'est alors l’achèvement de l’écriture du roman C’est dimanche et je n’y suis pour rien (éditions Gallimard, 2015). Suivront, toujours chez Gallimard, la publication de Tenir jusqu'à l'aube en 2018, qui tire un fin portrait de la famille contemporaine, et Térébenthine, en 2020, qui met en scène trois étudiants aux Beaux-arts à la fin des années 1990, leur envie de peindre et de dessiner en dépit d’un académisme qui a décrété la mort de la peinture et de la figuration. Ce roman est en cours d’adaptation pour une série télévisuelle.

À l'occasion de cette rentrée littéraire, Carole Fives nous fait le bonheur de revenir avec Escales des lettres dans les Hauts-de-France pour nous présenter son nouveau roman Quelque chose à te dire qui vient de paraître aux éditions Gallimard. Belle reconnaissance pour l’autrice originaire de Lille, son roman est sélectionné par les membres de l’Académie Goncourt.

 

Avec Quelque chose à te dire, la romancière nous invite à plonger dans le processus d’écriture. Identité littéraire et trahison sont au cœur de son ouvrage, subtil et efficace. Un thriller psychologique bâtit autour du triptyque de l'admiration, de l'exploration et de l'imagination. Une manipulation littéraire pleine d'élégance qui se dévore et embarque le lecteur jusqu'à une chute inoubliable. Son roman nous permet de regarder le monde de l’édition avec un regard critique. Carole Fives s’est déjà penchée dans deux précédents ouvrages sur le processus de création, mais si elle évoquait jusqu’alors le monde des Beaux-arts dont elle est issue, elle nous plonge cette fois-ci dans l’aventure intérieure d’une romancière en mal d’inspiration, avec un style vif et maîtrisé à merveille, à la fois poétique, graphique et cinématographique. La romancière, rend hommage aux grands livres et aux auteurs admirés qu’elle partage avec délectation avec les lecteurs et offre de nouveaux motifs à ses thèmes de prédilections : écrire la vie, l'écrire afin qu'elle soit plus forte, plus juste. Ce roman est classé parmi les 10 meilleurs de la rentrée par l’Express et Madame Figaro.

 

Détours d'auteurs : en marge des Cafés littéraires, rencontres avec les personnes détenues et Carole Fives autour de son roman Térébenthine les 27, 28 et 29 septembre dans les établissements pénitentiaires de Béthune, Sequedin et Maubeuge.

 

Café littéraire le 30 Avril 2022 avec la poète et romancière Fanny CHIARELLO

Fanny Chiarello
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Samedi 30 avril à 17 h

à la Cité des électriciens

de Bruay-La-Buissière 

(Rue Franklin)

https://citedeselectriciens.fr/fr

Détours d'auteurs

13/14/15 Juin 

en milieu pénitentiaire

à Dunkerque, Sequedin,

Vendin-Le-Vieil, Valenciennes, Maubeuge.

> Fanny CHIARELLO

Je suis née à Béthune en 1974. J’écris des romans et de la poésie, un peu de littérature jeunesse, parfois des nouvelles de commande. Mes seules activités annexes sont les ateliers d’écriture et les rencontres, principalement dans des établissements scolaires et culturels.

J’ai débuté chez un éditeur lillois, Page à Page, avant de signer aux éditions de l’Olivier, où j’ai publié sept livres à ce jour – six romans et le récit de ma rencontre à New York avec la compositrice Meredith Monk. J’ai également publié un objet littéraire un peu hybride à la Contre Allée, plusieurs livres pour adolescents (quatre à L’école des loisirs, un au Rouergue) et de la poésie aux Carnets du Dessert de Lune et aux éditions de l’Attente. 

J’aime changer d’univers, de forme et de tonalité dans (presque) chaque nouveau texte. Chaque jour, je poursuis l’exploration des villes et des campagnes qui m’entourent, en courant ou à vélo, avec mon appareil photo et mon carnet ; ces allers-retours entre l’extérieur et mon bureau sont devenus ma méthode de travail à part entière. J’applique également ces méthodes lors de mes déplacements et résidences, afin de nouer avec les territoires une forme d’intimité particulière, fondée sur une approche sensorielle qui me semble ajouter une dimension à la simple approche documentée des lieux.

À mes heures perdues, je constitue un répertoire de créatrices sonores (pour la plupart très underground) du monde entier. J’en ai recensé 1447 à ce jour.

Fanny Chiarello, poétesse et romancière, vit dans le Bassin minier du Pas-de-Calais. Elle écrit des romans et de la poésie en changeant de forme et de tonalité dans (presque) chaque nouveau texte.
Entourée par ses propres photos du territoire, elle nous immerge dans son univers par la découverte de son dernier roman
Terrils tout partout (Éditions Cours toujours).

 

« Enfant, Laïka ne voyait pas les deux énormes terrils à côté desquels elle a grandi et n’avait d’yeux que pour la grande ville.
Vingt-sept ans plus tard, installée à Lens, elle découvre un territoire étonnant, devenu entre-temps Patrimoine mondial de l’UNESCO.
Sortis du ventre noir de la terre à l’assaut du ciel du Nord, les terrils de Laïka racontent à la fois une renaissance personnelle et une lutte sans merci que se livrent depuis des siècles la nature et l’homme. Un récit décapant et touchant… »

 

Bibliographie sélective

Romans et nouvelles

– Si encore l’amour durait, Page à Page, 2000 / Pocket (version revue et corrigée, 2015)

– Tu vas me faire mourir, mon lapin, Page à Page, 2002 / Pocket

– Push the push button, Page à Page, 2003 / Pocket (version revue et corrigée, 2015)

– Tout le monde est allongé sur le dos, Page à Page, 2004 / Pocket

– L’Éternité n’est pas si longue, L’Olivier, 2010 / Points

– Une Faiblesse de Carlotta Delmont, L’Olivier, 2013 / Points / traduction en italien, Il caso Carlotta Delmont, Edizioni Clichy

– Dans son propre rôle (prix Landerneau Découverte, Prix Orange du Livre), L’Olivier, 2015 / Points

– Tombeau de Pamela Sauvage, La Contre Allée, 2016

– Le zeppelin, L’Olivier, 2016

– La vie effaçant toutes choses, L’Olivier, 2018

– A happy woman, L’Olivier, 2019

– Le sel de tes yeux, L’Olivier, janvier 2020

Terrils tout partout, Cours Toujours, 2021

Poésie / textes courts

 – La fin du chocolat, Carnets du Dessert de Lune, 2005

– Collier de nouilles, Carnets du Dessert de Lune, 2008

– Je respire discrètement par le nez, Carnets du Dessert de Lune, 2016

– Pas de côté, Carnets du Dessert de Lune, 2018

– La geste permanente de Gentil-Coeur, L’Attente, 2021

Jeunesse

– Holden, mon frère, L’École des Loisirs, 2012

– Prends garde à toi, L’École des Loisirs, 2013

– Le blues des petites villes, L’École des Loisirs, 2014

– Banale, L’École des Loisirs, 2015

– La vitesse sur la peau, Le Rouergue, 2016

Cafés littéraires les 4/5/6 Avril 2022 avec l'écrivain Patrick VARETZ

Patrick Varetz
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Lundi 4 avril

à 19h au Vertigo à Arras 

(12, rue de la taillerie)

http://www.levertigo-arras.com/

Mardi 5 avril

à 19h à la Chouette Librairie de Lille

(72 Rue de l'Hôpital Militaire)

https://www.lachouettelibrairie.com/

Mercredi 6 avril

à 19h au Nautilus Bar de Béthune

(74 Rue Ludovic Boutleux)

https://www.facebook.com/nautilus62400/

> Patrick VARETZ

Patrick Varetz est poète et romancier, il est né en 1958 à Marles-les-Mines, dans le Pas-de-Calais, où, selon une légende qu’il a lui-même contribué à entretenir, il aurait passé sa première nuit dans un carton à chaussures (pointure 41). Il vit et travaille à Lille, dans le Nord, à quelques kilomètres de là. Livre après livre, il interroge le chaos de son existence, tentant de faire émerger une fiction cohérente et un chant contenu. Patrick Varetz a décidé d’écrire mille poèmes ( Premier mille en 2013 et Deuxième mille en 2020, POL) parce qu’il a besoin d’écrire sans cesse, matin, midi, soir, la nuit quand il ne dort pas, parce qu’il aime l’idée d’un gros recueil. Ses sujets ou ses motifs sont ,la colère et le renoncement, le vide et l’imposture, la haine du père, la maladie, la mort, l’art poétique, l'écriture, le roman qu’il est en train d’écrire, le livre qu’il vient de lire, la musique qui le poursuit, les pays où il voyage. S’appropriant d’autres champs sémantiques que le sien, il se livre et organise son chaos ou son chant intérieur… Venant buter sans relâche contre l’os de l’âme, il ne cesse d’interroger le vide qu’il ressent sous son cœur…

Lors de ces cafés littéraires Patrick Varetz viendra nous parler de son nouveau livre Nu-propriétaire qui vient de paraître aux éditions P.O.L, nous en lire des extraits et répondre aux questions du public.

Nu-propriétaire

Tout part d’une phrase entendue dans Les Deux Anglaises et le Continent, le film de François Truffaut adapté d’Henri-Pierre Roché : « La vie est faite de morceaux qui ne se joignent pas » ; le narrateur, double de l’auteur, se sentant, du fait de ce morcellement, étranger à sa propre existence, comme s’il n’en était que le nu-propriétaire.

Le texte est composé de dix chapitres qui tentent de reconstituer – malgré les ellipses – le fil d’une existence, depuis la fin des années 1950 jusqu’au tout début des années 2010.

Pour donner vie aux différents fragments d’existence qui entrent dans la composition de ce roman, dans son travail de reconstruction mémorielle et de falsification, le narrateur s’appuie sur des éléments extérieurs : une chanson, un morceau de musique, un roman, un poème, autant de marqueurs sur lesquels la mémoire est parvenue à se fixer, et qui témoignent chaque fois de l’époque évoquée.

Au cœur de ce dispositif, un personnage de femme s’impose peu à peu, créant ainsi le lien entre les différentes séquences. Dès lors, le véritable sujet du roman se fait jour : l’histoire d’un homme qui, ayant quitté la première femme qu’il a aimée, nourrit depuis le sentiment d’échapper à sa propre vie. Poursuivi par l’idée de la culpabilité, d’autant que l’intéressée est morte d’un cancer au début des années 2010, le narrateur tente bien tardivement de lui aménager une place centrale dans son existence, rétablissant pour l’occasion un semblant de cohérence dans un parcours à l’évidence erratique.

 

Extrait Nu-propriétaire : 2. Arlette (C’est beau la vie)

"À peine les a-t-on vécues que l’on croit voir les meilleures choses nous échapper, alors qu’elles demeurent enfouies en nous, rendues temporairement inutiles, jusqu’à ce que nous en recouvrions maladroitement l’usage, comme sommés – après plusieurs décennies d’épreuves et d’oubli – de les faire resurgir, soudain aiguillonnés par l’absolue nécessité de survivre ...  

Pouvoir encore regarder

Pouvoir encore écouter

Et surtout pouvoir chanter

Que c’est beau, c’est beau la vie * " 

* Paroles extraites de C’est beau la vie, une chanson de Jean Ferrat, Claude Delécluse et Michelle Senlis, enregistrée en 1963 par Isabelle Aubret.

 

Parutions aux éditions POL

Nu-propriétaire (avril 2022)

Deuxième mille (2020) lecture vidéo  

La Malédiction de Barcelone (2019) lecture vidéo

Sous vide (2017) lecture vidéo

Petite vie (2015) lecture vidéo

Premier mille (2013) 

Bas monde (2012) lecture vidéo

Jusqu'au bonheur (2010) lecture vidéo

Chez Invenit éditions 

Le Cabinet des merveilles / Anthologie

L’Archipel d’un monde nouveau / Photos Jean-Michel André, Récit Patrick Varetz

Modigliani, une bonté bleue / Collection Ekphrasis

Cafés littéraires les 14/15/16 Mars 2022 avec la poète Cécile A.HOLBAN

Cécile A.Holdban

> Cécile A.HOLDBAN

 

Hongroise d’origine, familière des grandes figures de la littérature anglo-saxonne, sensible aux arcanes de la nature, cette passionnée de botanique est aussi une grande voyageuse dans l’âme, dont les itinérances l’ont conduite en Europe de l’Est, en Amérique du Sud et en Asie. Récompensée par de nombreux Prix, elle a publié ces dernières années aux éditions Arfuyen : Poèmes d’après (2016) et Toucher terre (2018).

Cécile A. Holdban est poète, peintre, traductrice, et coéditrice de la revue en ligne Ce qui reste.
L’écriture, l’expression picturale, le langage, les liens entre les arts et la transmission sont au cœur de sa démarche. Elle pratique la peinture et l’écriture en les faisant dialoguer. Ses recherches se fondent sur l’observation et l’imaginaire de la nature, de l’environnement naturel et de ses langages, du rapport entre paysage visible et invisible. Elle tente de traduire par le langage ou la peinture une résonance entre espace intérieur et espace extérieur. Cela revient aussi à sonder des interrogations humaines, artistiques, philosophiques. Travailler à partir des lignes et des éléments du paysage, avec les mots du poème et ses images, avec de l’eau, des écorces, des pierres, des pigments, du papier. Tenter d’élever des passerelles entre les arts.

Elle a publié plusieurs livres de poèmes, obtenu le prix Yvan Goll 2017 pour son livre Poèmes d’après, contribue régulièrement à diverses revues, et a accompagné une soixantaine de livres d’artistes avec ses aquarelles et encres, en collaboration avec d’autres poètes. Certains de ses textes ont été traduits en hongrois, italien, anglais et bulgare.

Elle anime des ateliers littéraires et artistiques en milieu scolaire et dans des médiathèques, participe régulièrement à des festivals, rencontres et lectures autour de la poésie, et est actuellement en résidence d’écriture au lycée Corot de Savigny-sur-Orge, jusqu’à juin 2019, pour partager avec lycéens et acteurs de la vie culturelle un projet d’écriture autour de la poésie féminine à travers les époques et les cultures. Elle traduit du hongrois, sa langue maternelle, et de l’anglais et codirige la revue Ce qui reste, une revue hebdomadaire en ligne de littérature, art et poésie ( www.cequireste.fr )

Les poèmes de Pierres et berceaux aux éditions Potentilles sont un subtil tissage entre l’âpre dureté de certains aspects de la vie, et une capacité à s’enchanter. Enchantement dans le rapport à la nature, et à l’autre. Il ne s’agit pas de la posture contemplative de qui s’extasie devant un paysage, mais d’un rapport charnel et profond. De la même manière, le rapport à l’autre – tant dans son absence que dans sa présence – est vécu dans une grande intensité. Une voix touchante comme un sourire tendre et généreux où se glisse la tristesse ;  on y effleure une certaine magie.

Poésie :

Pierres et berceaux,  éditions Potentilles, 2021

Toucher terre, Arfuyen, Paris, octobre 2018
L’Été, avec des dessins de Bobi+Bobi, Al Manar, Paris, 2017
– Viens dans mon poème, Le Petit Flou, 2017
Poèmes d’après suivi de La route de sel, Arfuyen, Paris, 2016. Prix Yvan Goll 2017 et Prix du Cénacle européen 2017.
Une robe couleur de jour (Napszín ruhában), avec les aquarelles de Catherine Sourdillon, La Lune Bleue, Paris, 2016.
Silence, Carnet de notes et de songe, photographies d’Anne Lise Broyer, poème de Cécile A. Holdban, Sous les glycines, Paris, 2016.
Un nid dans les ronces, illustré d’encres sumi-e de l’auteur, La Part Commune, Rennes, 2013.
Ciel passager, L’Échappée Belle Édition, Bagnolet, 2012.

Livres d’artistes :

– Une soixantaine de livres peints et leporellos avec différents poètes et peintres, Jacques Lèbre, Jacques Bibonne, Jean Marc Sourdillon, Jean-François Mathé, Isabelle Lévesque, Emmanuel Merle, Jean-Pierre Chambon, Laurent Albarracin,…

Traductions :

– Weöres Sándor, Filles, nuages et papillons, traduction du hongrois et préface de Cécile A. Holdban, Po&Psy, 2019 (à paraître).
– Howard McCord, Longjaunes et son périple, traduction de l’américain et préface de Cécile A. Holdban et Thierry Gillybœuf, La Barque, Paris, 2019 (à paraître).
– Kosztolányi, Dezső, Venise, traduction du hongrois et préface de Cécile A. Holdban, Cambourakis, Paris, 2017.
– Karinthy Frigyes, Propagande, traduction du hongrois de Cécile A. Holdban, La Part Commune, Rennes, 2016.
– Karinthy Frigyes, Tous sports confondus, traduction du hongrois et préface de Cécile A. Holdban, Le Sonneur, Paris, 2014.
– József Attila, Le Mendiant de la beauté, poèmes traduits du hongrois par Francis Combes, Cécile A. Holdban et Georges Kassai, Le Temps des Cerises, Paris, 2014.

Patrice Robin
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Lundi 14 mars

à 19h au Vertigo à Arras 

(12, rue de la taillerie)

http://www.levertigo-arras.com/

Mardi 15 mars

à 19h à la Chouette Librairie de Lille

(72 Rue de l'Hôpital Militaire)

https://www.lachouettelibrairie.com/

Mercredi 16 mars

à 19h au Nautilus Bar de Béthune

(74 Rue Ludovic Boutleux)

https://www.facebook.com/nautilus62400/

& Festival Itinérances Plurielles 

jusqu'au 18 mars 

Cafés littéraires les 21/22/23 Février 2022 avec l'écrivain Patrice ROBIN

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Lundi 21 février

à 19h au Vertigo à Arras 

(12, rue de la taillerie)

http://www.levertigo-arras.com/

Mardi 22 février

à 19h à la Chouette Librairie de Lille

(72 Rue de l'Hôpital Militaire)

https://www.lachouettelibrairie.com/

Mercredi 23 février

à 19h au Nautilus Bar de Béthune

(74 Rue Ludovic Boutleux)

https://www.facebook.com/nautilus62400/

> Patrice ROBIN

Après une enfance dans les Deux-Sèvres, Patrice Robin fait partie d’une troupe de théâtre avant de se consacrer à l’écriture. Suite à un premier roman, Graine de chanteur (Pétrelle, 1999) et aux encouragements d’Annie Ernaux , il reçoit un très bon accueil critique pour Les Muscles (POL, 2001). Patrice Robin, qui se consacre aujourd'hui à l'animation d'ateliers d'écriture, a depuis publié de nombreux romans depuis chez P.O.L : Matthieu disparaît ; Bienvenue au paradis ; Le Commerce du père (2009) ; Le Voyage à Blue Gap (2011) ; Une place au milieu du monde (2014) ; Des bienfaits du jardinage (2016) ; Mon histoire avec Robert (2019) 

D’une écriture précise où les mots sont choisis avec précaution, Patrice Robin montre des personnages résolus. Un destin tout tracé, un corps que l’on veut rendre plus beau, plus fort. Les personnages qu’il crée sont nourris de ses souvenirs, de ses lectures. Et l’on éprouve la même sympathie que lui pour ces anti-héros anonymes qui nous ressemblent par leurs maladresses, surtout par leurs doutes. Ces récits possèdent un rythme particulier où se reconnaît l’influence du cinéma, des ateliers d'écritures qu'il dirige et transmet "Le geste d'écrire : qui emmène souvent loin, dans les regrets, les espoirs, les joies ou, plus fréquentes, les brûlures encore vives. Ces mots puisés loin en soi ou tout proches mais soudain libérés font bouger. Ils ne sont pas magiques, ne règlent pas tous les problèmes, ne font pas sortir de prison. Mais ils contribuent au moins à mettre à distance, à verbaliser un chaos intérieur." écrit-il. 

Patrice Robin viendra nous parler et nous présenter son nouveau roman Le visage tout bleu lors de ces cafés littéraires.

 

Le visage tout bleu (éditions P.O.L, 2022) :

À propos

« Je suis né étranglé par le cordon ombilical, le visage tout bleu et ne dois d'avoir survécu à cette détresse respiratoire qu'à l'oxygène dont se servait mon oncle, le forgeron du bourg où je voyais le jour, pour ses soudures au chalumeau. J'aurais pu aussi ne pas naître, ma mère, qui ne l'était pas encore, ayant échappé de peu à la mort lors d'un accident de battage. Ou renoncer à la vie en pleine jeunesse, comme R, issu du même milieu que moi. ».

Patrice Robin a enquêté sur ces trois évènements (sa naissance, l'accident de sa mère et le suicide de Richard, un ami de jeunesse), et s'interroge sur le monde d'où il vient comme sur la nécessité vitale qu'il a eue de le quitter pour devenir ce qu'il voulait être, tout en lui restant fidèle. Les deux derniers brefs textes de ce livre évoquent alors la place de l'écriture dans son existence, et sa « décision d'écrire sans métier ». Choix radical, d'une grande précarité, qui le conduira à mener des ateliers d'écriture avec des adolescents en difficulté, ou des adultes soignés en psychiatrie.

Cafés littéraires les 24/25/26 Janvier 2022 avec l'écrivaine Eva ALMASSY

Eva Almassy
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Lundi 24 janvier

à 19h au Vertigo à Arras 

(12, rue de la taillerie)

http://www.levertigo-arras.com/

Mardi 25 janvier

à 19h à la Chouette Librairie de Lille

(72 Rue de l'Hôpital Militaire)

https://www.lachouettelibrairie.com/

Mercredi 26 janvier

à 19h au Nautilus Bar de Béthune

(74 Rue Ludovic Boutleux)

https://www.facebook.com/nautilus62400/

> Eva ALMASSY

 

Eva Almassy est née en Hongrie et réside à Paris. Après des études de psychologie entamées en Hongrie, puis de philosophie à la Sorbonne elle se lance dans l’écriture. Ses romans et nouvelles s’intéressent aux vicissitudes du couple (amoureux ou sororal), ses contraintes et ses douleurs. Ses influences puisent auprès de Virginia Woolf, Nabokov, Musil ou Zeruya Shalev. Elle est membre du comité de rédaction de la revue internationale de poésie contemporaine Place de la Sorbonne. Écrivain de langue française, elle a publié trois romans, chez Gallimard. Elle a beaucoup écrit pour la radio et a plusieurs fois été distinguée à ce titre (prix S.A.C.D. nouveau talent radio et meilleur texte aux Radiophonies 2007 pour La dernière nuit d'Erzsébet Bathory). Eva Almassy est aussi une des voix du dimanche à France Culture des Papous dans la tête. Derniers titres parus : Les cheveux de la poupée (École des Loisirs), Petit éloge des petites filles (Gallimard/Folio). Limites de l'amour est son premier titre publié par L'Amourier éditions.

Fin 2021 les éditions Arcanes 17 publie son nouveau roman R'Avec qu'elle nous présentera lors des cafés littéraires.

R'Avec Arcanes 17 éditions (2021) :

« Les journalistes me traquent mais je ne suis pas leur proie. Ou bien si : je suis leur proie, mais ce n'est pas moi qu'ils traquent. Ils ne veulent que toi, ils veulent ta peau, ils veulent que je les conduise jusqu'à ton coeur qui saigne et qu'ils rêvent de torcher avec leurs papiers. » C'est ainsi que s'exprime Kinga qui vient d'accepter d'accueillir son ex-mari à sa sortie de prison. Dans un accès de violence, Franck a tué la femme pour laquelle il a abandonné Kinga et leurs deux enfants. L'ex-épouse doit composer avec les marques d'incompréhension de la société et son amour intact pour le père de ses enfants.

Dans une écriture forte, Eva Almassy décrit la complexité des sentiments face à la double trahison que constituent à la fois l'abandon amoureux et la violence qui a tué. Elle force le lecteur à s'interroger sur les ressorts de l'amour et de la violence, de la douleur et du pardon. Une illustration talentueuse des rapports ambigus entre Eros et Thanatos.

> Les auteurs reçus aux cafés littéraires depuis 2001

Jakuta Alikavazovic, Eva Almassy, Gwenaëlle Aubry, Samira el Ayachi, Franz Bartelt, Xavier Bazot, Lakhdar Belaïd, Michel Bernard, Eduardo Berti, Yahia Belaskri, Arno Bertina, Jean-Marie Blas de Roblès, Philippe Boisnard, Nicolas Bokov, Miguel Bonnefoy, Stéphane Boucherie, Sabine Bourgois, Patrick Bouvet, Frédéric Boyer, Dominique Brisson, Anne Buisson, Sarah Carré, Arnaud Cathrine, Nicole Caligaris, Didier Castino, Benoit Caudoux, Marie Chartres, Lise Charles, Fanny Chiarello, Christophe Claro, William Cliff, Sylvain Coher, Alain Cofino Gomez, Velibor Čolić, Antonio Cossu, Richard Couaillet, Alex Cousseau, Didier Daeninckx, Seyhmus Dagtekin, Emmanuel Darley, Jacques Darras, Marie Darrieussecq, Julia Deck, Ludovic Degroote, Chloé Delaume, Virginie De Lutis, Julia Deck, Christian Dequesnes, Maryline Desbiolles, Erwan Desplanques, Marie Desplechin, Pascal Dessaint, Xavier Deutsch, Pierre Devin, Amandine Dhée, Abdelkader Djemaï, Ariane Dreyfus, Patrick Dubost, Antoine Emaz, Dominique Fabre, Frédéric Fajardie, Stéphanie Ferrat, Carole Fives, Thomas Flahaut, Pascale Fonteneau, Frédéric Forte, Christophe Fourvel, Sophie G. Lucas, Christian Garcin, Albane Gellé, Thierry Gillyboeuf, Jean-Louis Giovannoni, Brigitte Giraud, Thomas Gosselin, Sylvie Granotier, Georges Guillain, Thomas Gunzig, Xavier Hanotte, Ludovic Janvier, Jacques Jouet, Charles Juliet, Moussa Konate, Jean Kranga, Marie-Hélène Lafon, Werner Lambersy, Camille Laurens, Michel Layaz, Rouja Lazarova, Linda Lê, Jerôme Leroy, Didier Lesaffre, Hervé Le Tellier, Lise Martin, Maram al-Masri, Laurent Mauvignier, Benamar Médiene, Arnaud Mirland, Ian Monk, Christine Montalbetti, Richard Morgiève, Antoine Mouton, Sylvie Nève, Nimrod, Bernard Noël, Patricia Nolan, Carl Norac, Lucien Noullez, Wilfried N'Sondé, Emmanuelle Pagano, Martin Page, Yves Pagès, Daniel Pennac, Charles Pennequin, Paola Pigani, Emmanuelle Pireyre, Jean-François Pocentek, Sylvain Prudhomme, Michel Quint, Patrick Raynal, Cécile Richard, Patrice Robin, Olivier Rolin, Olivia Rosenthal, Isabelle Rossignol, Jean Rouaud, Valérie Rouzeau, James Sacré, Caroline Sagot-Duvauroux, Lionel Salaün, Lydie Salvayre, Dominique Sampiero, Annie Saumont, Eugène Savitzkaya, Lambert Schlechter, Ryoko Sekiguchi, Michèle Sigal, Jean-Pierre Siméon, Nathalie Skowronek, Olivier de Solminihac, Lucien Suel, Thomas Suel, Nicolas Tardy, Luc Tartar, Franck Thilliez, Vincent Tholomé, David Thomas, Camille de Toledo, Zoé Valdés, Patrick Varetz, Dimitri Vazemsky, Jean-Pierre Verheggen, Tanguy Viel, Thomas Vinau,  Martin Winckler, Carole Zalberg.

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